Musée d'art moderne de Saint-Etienne
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Exposition

Présentation de l'exposition : L'art après 1960 dans les collections
Les contemporains    -    L'art américain    -    L'art conceptuel anglo-saxon
Fluxus    -    Figures du réel    -    Dubuffet-Soulages 
L'art allemand des années 60 aux années 90    -    Supports-Surfaces et Arte povera

Comme la plupart des grands musées internationaux, le Musée d'Art Moderne de Saint- Etienne Métropole ne peut exposer en permanence l'ensemble de ses collections. La célébration de son 20ème anniversaire a été l'occasion pour l'équipe scientifique de faire des choix afin de rendre visible et intelligible une politique d'acquisition qui s'est affirmée depuis les années 1950.

Comment donner un aperçu fidèle d'une collection riche de 15.000 oeuvres tout en soulignant l'importance des nombreuses acquisitions réalisées au cours de ces vingt dernières années ? La superficie du Musée impose une sélection drastique. Ainsi la décision de privilégier des oeuvres réalisées après 1960, si elle ne donne qu'une vision partielle de cette importante collection, est aussi la réaffirmation de la volonté du Musée de s'ancrer dans la création contemporaine. Depuis la création du Musée, les directeurs et les municipalités successifs ont eu à coeur de mettre en place une politique fondée sur la constitution d'ensembles cohérents renforcés au fil des ans par des dons et des dépôts.

Les exceptionnelles donations, dans les années 1990, de Vicky Rémy (avec des ensembles dédiés à Fluxus, à l'Art Conceptuel ou à Supports / Surfaces), de François et Ninon Robelin (Filliou, Roth, Polke, Büthe, Gerz, Dietman, etc.) puis, le dépôt d'une partie de la collection d'Ileana Sonnabend et de la collection de la Caisse des Dépôts, ont propulsé le Musée au premier rang des musées français pour l'art des années 1970 et 1980, lui conférant une stature internationale. Une même volonté de représentativité prévaut pour les ensembles monographiques consacrés à l'oeuvre de Jean Dubuffet et de Pierre Soulages. Les liens étroits qui se sont tissés avec ce dernier illustrent la constance de l'institution envers certains artistes, comme c'est le cas également avec Michelangelo Pistoletto. Son récent dépôt au Musée de son oeuvre Metamorfosis résulte de la solidité des échanges construits au fil des années. De même, la présentation de l'exposition consacrée à Günter Brus fait écho à l'engagement des collectionneurs François et Ninon Robelin envers cet artiste. Il faut aussi souligner l'apport constitué par le mécénat du groupe Casino, le FRAM Rhône-Alpes et les dépôts du Musée National d'Art Moderne, du FNAC et du FRAC Rhône-Alpes.


 
Robert FILLIOU, Musical Economy n° 5, sans date. © Marianne Filliou.

Cette logique de cohérence se poursuit aujourd'hui en complétant des ensembles forts : celui de l'Arte Povera s'est récemment enrichi de pièces majeures, notamment Le radici del verde del bosco (1987) de Giuseppe Penone. La donation consentie en 2005 par la Caisse des Dépôts a largement contribué à compléter le fonds d'art français des années 1980 (Boltanski, Bustamante, Frize, Lavier, etc) qui s'impose à présent comme une collection de référence.

Giuseppe PENONE, Le radici del verde del bosco, 1987. © Adagp.

Par ailleurs, la politique d'ouverture internationale connaît aujourd'hui un dynamisme renouvelé : des liens ont été créés avec les pays d'Europe centrale et orientale à travers des expositions temporaires et des acquisitions d'oeuvres d'artistes encore peu représentés dans les collections françaises. Ce regard vers l'Est s'étend au-delà des frontières élargies de l'Europe, jusqu'en Asie avec laquelle les échanges s'intensifient. D'autre part, l'achat en 2005 de l'oeuvre de Gilbert and George (Fifteen Hang-Outs, 2003) vient renforcer un vaste fonds photographique dont l'identité doit beaucoup au dépôt de l'IAC / FRAC Rhône-Alpes. Enfin, la présence du design dans cet accrochage rappelle que la constitution de ce fonds (aidé par le Conseil Général de la Loire) demeure un axe majeur de la politique d'acquisition, offrant au Musée, au moment où se prépare l'ouverture de la Cité du Design, une spécificité elle aussi reconnue internationalement.

GILBERT and GEORGE, Fifteen Hang-Outs, 2003. (c) Gilbert and George.

Présentée tout au long de l'année au gré d'accrochages thématiques permettant des points de vue renouvelés, la collection demeure le pivot de l'institution. Cette rotation des oeuvres demeure indispensable tant pour des problèmes d'espace que de conservation préventive, sans oublier les mouvements induits par les prêts consentis à des expositions internationales. Cette célébration des vingt ans du Musée d'Art Moderne rend compte, même de manière partielle, de l'exceptionnelle qualité et de l'étendue de cette collection. Sa cohérence permet aujourd'hui de présenter les oeuvres en grands ensembles représentatifs des mouvements de l'art après 1960 : Art minimal et conceptuel, Arte Povera, Supports / Surfaces, Fluxus, Nouveau Réalisme et Pop art, etc. Cette exposition est une mise en lumière d'une politique d'acquisition qui n'a cessé de questionner le présent et le futur de l'art, en accordant une place centrale à la création contemporaine et aux enjeux qui sont les siens.

Adresse postale: Musée d'Art Moderne - La Terrasse - BP 80241 - 42006 St-Etienne cedex 1 - Adresse GPS: Rue Fernand Léger - 42270 Saint-Priest-en-Jarez
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 h à 18 h - Tél. : 04 77 79 52 52